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 MALLAURY ; beast and savior

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MessageSujet: MALLAURY ; beast and savior   Sam 7 Sep - 1:01


Trust is something

I shoudn't give that easily...

Un rêve. Pourquoi est-ce qu’il le savait et que pourtant, il ne pouvait jamais en sortir aussi facilement qu’il aurait dût ? Jiang Li se tenait pieds nus là où il avait autrefois tant médité. Parfois, alors qu’il n’avait même pas cinq ans, on le forçait à rester immobile pendant une dizaine d’heures, comme si c’était la chose la plus normale du monde. Dans cette même pièce. Et s’il osait protester, on lui donnait des coups de bâton sur les doigts. On ne s’imaginait pas à quel point c’était douloureux avant de l’avoir vécu. C’était une douleur qui vous prenait au ventre et qui ne laissait pas de marques pour vous apitoyer sur votre sort. Rien qu’à y songer, Jiang Li ramène rapidement ses doigts à lui, frémissant désagréablement. Il sursaute lorsque soudainement, le bruit du bâton s’abattant sur ses doigts se fait entendre, puissant, perçant violemment le silence de l’endroit. Pourtant, il a beau regarder frénétiquement tout autour de lui, le grand Chinois ne voit pas âme qui vivre. Tout était vide. Triste. Seul. Désolé.

Il prend une profonde inspiration, mais l’odeur du bois qui pourri depuis des années lui saute à la gorge, le faisant brièvement suffoquer. Il savait qu’il devait bouger… mais pour aller où ? Tout était identique à ce temple où il avait grandit, mais il avait l’impression que des millénaires avaient passés. La nature avaient repris son droit à bien des endroits et il était déstabilisé. Le Chinois s’avance enfin. Mais pas uniquement parce qu’il le décide soudainement. Derrière lui, du bruit. Un grognement rauque suivit de griffes traînant sur le plancher de bois poli. Son cœur bat la chamade alors qu’il s’élance dans l’autre direction, fonçant dans un couloir après en avoir ouvert la porte coulissante. Et bêtement, il prend soin de la refermer derrière, comme les prêtres le lui avaient répétés plusieurs fois à renfort de coups de bâtons, pour faire changement. À cette pensée, à nouveau, des coups résonnent tout autour de lui. Et la bête approchait. Il le savait, il le sentait. Ce n’était plus le temps de traîner derrière. Jiang Li commence à courir pour de bon, ses longues jambes ne le faisant pourtant pas avancer aussi rapidement qu’il l’aurait fallut.

Une autre porte et encore une… une autre… cet endroit était infini et la raison en était fort simple : il tournait en rond, sans savoir exactement pourquoi et sans que ça ait de sens. Alors qu’il repasse dans le même couloir pour la quatrième fois, Jiang Li s’arrête d’un bond, en sueur et le souffle court. Il observe l’endroit, fronçant les sourcils. Un arbre noueux, mort depuis longtemps, avait poussé devant une chambre. Il connaissait cet endroit… C’était sa chambre, lorsqu’il était encore élève au temple ! Ce n’était peut-être pas la bonne chose à faire, mais il court rapidement, glissant sa haute et mince silhouette derrière les branches mortes. Celles-ci lui griffent douloureusement le visage. Jiang Li avait oublié que ce n’était qu’un cauchemar. Toutefois, avant d’arriver à son but, la bête qu’il n’avait jamais vu saute de l’autre côté de l’arbre. Les branches mortes s’agitent et bruissent sous ses pas lourds. Ses grognements sont près, si près… Jiang Li se sent complètement tétanisé. Il n’arrive plus à bouger un seul membre, attendant seulement l’inévitable, résigné, effrayé…

Et c’est à ce moment qu’il entend la porte coulissante s’ouvrir. Un bras en surgit. Il ne le voit que du coin de l’œil, mais se crispe. Avec force, il est tiré à l’intérieur de ce qui fut jadis sa chambre. Jiang Li ferme les yeux alors qu’il chute contre… non pas le sol, comme il l’eût cru, mais un futon. Rouvrant les yeux, il prend une profonde bouffée d’air frais. Là où tout était sombre et sans teintes un peu plus tôt, ici c’était coloré. Comme dans ses souvenirs, en fait. Les arbres aperçus par la fenêtre possédaient un magnifique feuillage vert et il entendait même des oiseaux chanter. Le jeune homme se redresse sur ses avant-bras, restant posé sur le futon, la pupille dilatée par la terreur. Et son regard se pose sur… un homme. Grand et fin. Aux traits tout aussi asiatiques que les siens. Et il ne semblait pas menaçant le moins du monde…

« Qui… Qui es-tu ? », murmure doucement Jiang Li, sa voix lente et grave résonnant paisiblement dans la pièce. « Comment as-tu su que j’étais là..? »

Il se relève lentement, tremblant des pieds à la tête, glissant lentement une main contre son bras. Il n’avait plus mal là où il aurait dût avoir des éraflures dût à l’arbre, certaines pourtant très profondes. En fait, il était comme neuf… Ça n’avait aucun sens. Un rêve ? Mais c’était beaucoup trop réel pour ça !

« Je ne t’avais jamais vu… », fait finalement remarquer Jiang Li, sans savoir s’il pouvait faire confiance à l’homme. Et pourtant, un petit sourire s’esquisse finalement sur son visage. « Merci… Merci du fond du cœur. »

Il ne savait pas ce que cette bête était, mais il ne voulait pas non plus savoir ce qu’elle aurait fait de lui si elle l’avait attrapé…
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Mallaury
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MessageSujet: Re: MALLAURY ; beast and savior   Sam 7 Sep - 15:29

Il fait encore si sombre et pourtant ses jambes ne cessent d’avancer. Son corps se déplace souplement malgré la raideur évidente de son dos bien trop long. C’est le manque de matière graisseuse dans ses membres qui l’empêche d’exploiter toute la souplesse qu’il devrait être normalement doté en vu de son jeune âge. Pourquoi ne pas manger tout simplement?  Mallaury ne le peut, il doit constamment fuir ou traquer , ce besoin vital pour les humains n’est qu’une distraction pour ces être imaginaires. La Solitude n’a pas de passe-temps ,elle ne s’amuse pas et ne sourira jamais de façon honnête, la joie ne peut habiter cette enveloppe vide , dénué de réel sentiment , elle est destinée à erré seule dans l’espoir de trouver un jour quelqu’un sur qui se reposer .
Aussi loin qu’il s’en souvienne il a toujours été ainsi, il n’y a que la couleur de ses cheveux qui varie selon le rêve dans lequel il s’immisce . Il n’y prête plus attention depuis longtemps il sait juste que c’est un atout non négligeable pour approcher ces rêveurs , sa pâleur et ses joues creuses passent au second plan quand leurs regards se posent sur son arc-en-ciel capillaire .


Il n’avait jamais autant couru , on pense que les irréels sont capable de se téléporter là où une âme en peine les attends mais ce n’est pas vrai pour tous , il ne peuvent que suivre leurs voix faibles et essayer au mieux de les localiser.
Mallaury n’est pas fatigué il ne ressent qu’une brulure lancinante dans le font de sa gorge qui tente à s’épanouir dans ses poumons couleur charbon . Il ne cesse pas pour autant ,voilà plusieurs jours qu’il est sûr ce cas là,  il le sens, c’est pour ce soir .
L’éternel solitaire n’a qu’une obsession trouver la bonne personne ,celle qui sacrifiera sa vie pour rendre un peu plus supportable la sienne . Il passe ses journées entières à voyager de rêve en rêve sans répit . Il y a bien quelques personnes qui auraient pu flancher mais Mallaury est compliqué, même si il ne s’attaque qu’à ceux susceptible de souffrir d’une forme de dépression profonde ou non il ne peut quand même pas se lier pour toujours avec un être qui ne cherche que le repos éternel .

Car pour lui c’est tout l’inverse, il n’a dans l’espoir que de vivre enfin .

Il ne contrôle pas les rêves du jeune garçon dont il convoite la compagnie mais il sait que ces cauchemars l’aideront à l’approcher . Il n’a depuis longtemps plus de compassion pour ses rêveurs qui aiment se torturer même en dormant ,il les trouve même assez idiots de ne pas pouvoir contrôler un minimum leur subconscient .
Il connait ce bâtiment par cœur pour l’avoir arpenter toutes ces nuits, il ignore par contre où se trouve l’adonis mais il ne rechigne pas à la tâche et part à sa recherche . Les battements affolés de son cœur sonnent comme une douce mélodie aux oreilles du pâle garçonnet ,oui il aime entendre ces gens appeler à l’aide souhaiter qu’une personne vienne les secourir, les sortir de ces pièges effrayants .
Il fait noir ,il avance à pas mesuré, lui aussi est en danger car la créature tapit dans l'ombre non loin de lui et aussi un irréel ,un irréel qui se nourrit des peurs des rêveurs. Mallaury ne le connait pas  mais il s’en méfie, si jamais le jeune chinois lui échappe cet être fait de rêveur pourrai alors se rabattre sur lui et même si la mort ne peut l’étreindre la souffrance , elle, peut l’habiter .
Les humains ignorent que certaines choses , souvent ces horribles êtres qui les traquent dans leur pires cauchemars ne proviennent pas de leur imaginaires, qu’ils sont pour la plus part du temps appâtés par la fragilité de leur esprit et qu’ils profitent d’une brèche pour apparaitre et les tourmenter .

Voilà pourquoi il arrive qu’un doux songe ce transforme en un horrible cauchemars sans aucune raison apparente .

La Solitude préfère passer par une porte dérobée, un battement de bois qu’il peut faire coulisser sans émettre le moindre son . Être pris dans un rêve d’un humain peut parfois poser problème ,il est difficile pour les irréels d’y assimiler ensuite des hallucinations car le songeur pourrait être trop troublé et si ce dernier comprend qu’il ne fait que rêver alors il finira par se réveiller .
Mallaury ne prend jamais le risque de dénaturer un songe, il essaye de s’adapter à son environnement tout en guidant habillement l’humain vers des terres dont il contrôle la forme et l’aspect   .

C’est le bon moment ,sans réfléchir il pousse le panneau et se saisit avec force du bras musclé , couvert de sang de sa victime ,il le tire en arrière et le laisse chuter sur un futon. Avant de refermer le battant il souffle un « trop tard » aux yeux jaunes qui le fixent avec rage. Ce soir ce garçon est à lui .
Il se retourne alors et le détail sans laisser transparaitre le moindre signe de pitié. Il n’y arrive tout simplement pas, Mallaury a essayer de nombreuses années de se comporter comme un humain ,tant est si bien qu’il a finit par croire en être un, le retour à la réalité a été forte douloureuse l’ébranlant un peu plus encore, le forçant une fois de plus à reprendre sa traque.

Il ne comprendra jamais pourquoi ces âmes lui posent toujours les mêmes questions. Un nom ça n’a aucune signification ? Pourquoi nommer les choses les rendraient-elles moins effrayantes? Par soucis de bien faire il va répondre notant déjà que l’endormi quitte son état de peur intense en oubliant les blessures que l'autre créature lui avait causé . Mallaury sourit , il sait le faire depuis peu avant ça ne ressemblait qu’à un vulgaire étirement de lèvres, presque qu’une grimace atroce et douloureuse autant difficile à faire qu'à regarder.

« Mallaury . »

Les rêveurs sont si faibles, si facilement redevable, cela amuse et rassure le plus pâle des deux qui comprend ne s’être pas trompé de cible. Il lui sourit encore prenant l’habitude de le détaillé sous toutes les coutures possible, il aimerai même lui tourner autour pour mieux mémoriser ses traits mais il a apprit à être patient .
Il s’approche alors quand il sent que la tension est totalement redescendue ,il ouvre la porte puis regarde à droite et à gauche comme si il ne se doutait déjà pas que le monstre s’en était allé . Mallaury est un bon comédien car désespéré .

« Il n’est plus là, nous ferions mieux de partir … Comment t’appelles tu? »

En réalité il connait déjà son nom et même plusieurs choses très intimes le concernant mais c’est toujours mieux de laisser le songeur se présenter rien que pour lui faire croire à une rencontre fortuite mais bien chanceuse .
Ils vont quitter ce bâtiment ancien délabré et puant pour en rejoindre un coloré par le soleil , polis par une douce brise. Il faut que le rêveur se calme et s'apaise pour pouvoir le garder le plus longtemps mais cela ne fait pas peur à Mallaury ; il est doué pour ça.


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MessageSujet: Re: MALLAURY ; beast and savior   Lun 9 Sep - 4:35


Mallaury… Le prénom qui lui est donné sonne et résonne dans le crâne de Jiang Li alors qu’il observe l’homme en face de lui, hautement songeur. C’était un joli nom pour un joli garçon, indéniablement. Et il lui était on ne peut plus sympathique vu ce qui venait de se produire ! L’homme l’avait sauvé de quelque chose dont il ne voulait même pas connaître le nom… et encore moins la forme. Une bête qui n’aurait fait qu’une bouchée de lui et même si Jiang Li en était encore fortement ébranlé, il était aussi assez lucide pour ne pas jouer les effrayés face à son sauveur. De fait, il répond lentement au sourire qui lui est fait par un autre sourire, peut-être pas naturel mais au moins pas trop forcé non plus. Le Chinois a un nouveau regard vers la fenêtre, juste histoire de s’assurer que tout était encore comme lorsqu’il était entré ici. Mais en effet, dehors, les oiseaux chantonnaient et le ciel était d’un bleu limpide. Une journée d’été tout simplement… parfaite. Rien à voir avec la désolation des lieux quelques minutes plus tôt.

En revenant à son si étrange sauveur, Jiang Li acquiesce lentement pour certifier avoir bien entendu le nom donné. Et pas impoli, il se présente à son tour tout en s’inclinant à quatre-vingt-dix degrés, politesse obligatoire dans un tel cas.

« Je m’appelle Zhao Jiang Li. Merci encore de m’avoir sauvé… Mallory. », murmure Jiang Li de sa voix lente et bien posée. Il se redresse à demi, son regard fort allongé s’ancrant dans celui de son vis-à-vis. « Mais quelle était cette chose, au juste ? Je ne l’ai pas vu… et ne suis pas certain d’avoir envie de savoir à quoi elle ressemblait. Mais pourquoi en avait-elle après moi ? »

Cependant… ce qui suit ne plait absolument pas à Jiang Li. Son regard s’arrondit alors que l’homme ouvre la porte tout en prétendant vouloir sortir. Il fait un bond vers l’arrière, se frappant à un mur de riz sans grande force, heureusement. Le mur résiste au choc.

« NON ! », s’écrie Jiang Li. Et en moins de deux, il court vers Mallaury, attrape la porte et la referme vivement sans même prendre la peine de regarder de l’autre côté, ne voulant de toute façon rien voir de cette section du temple. « Non ! Vous êtes fou ?! Cette chose peut être tapie n’importe où… Et cet endroit… Cet endroit est si sombre, si froid. Ici… Ici, c’est très bien… »

Il fait quelques pas vers l’arrière, déglutissant avec difficulté. Son cœur se calme, bien que quelques battements soient encore violents. Mieux valait rester ici encore un moment… Mallaury n’avait sûrement aucune idée du danger qui guettait. Et s’il voulait servir de repas à cette chose, ce n’était pas le cas du Chinois ! Ce dernier a un petit regard pour la chambre… et lentement, il fini par se calmer. Il s’approche d’une petite table de chevet assez basse, venant s’agenouiller devant celle-ci, songeur.

« Vous savez ce que c’est ? », demande lentement Jiang Li, tout en tournant son regard vers Mallaury. Non, sûrement pas… Comment l’aurait-il su ? « C’était ma chambre lorsque j’étais encore élève au temple… Enfin, dans les premiers temps bien sûr je partageais ma chambre avec d’autres initiés, mais rapidement, j’eût droit à ma chambre personnelle. Ce n’était pas un traitement de faveur… J’ai travaillé dur pour en arriver là. »

Et ça lui ramenait une foule de souvenirs… pour la plupart négatifs. L’homme soupire. Et alors qu’il était sur le point d’ouvrir le tiroir, il fini par le refermer d’un geste sec. Il se relève tout aussi vite, convenant :

« Mais cette époque est révolue. Alors pourquoi est-ce que je suis ici ? »

Il se tourne à nouveau vers Mallaury, s’avançant lentement jusqu’à lui, observant avec grand soin son visage.

« J’ai un ami comme toi. », explique finalement le jeune homme, pas assez idiot pour penser que Mallaury et Baozi ne partageaient pas quelques traits communs. Et ça n’avait rien de physique. Là où Huan était petit et un peu rond, Mallaury était grand et fin. Les différences auraient pu être énumérées pendant des heures… Et sans s’en rendre compte, Jiang Li avait lâché les formules de politesse. « Tu es bien… un habitant de ce genre d’endroits, pas vrai ? Huan m’a un jour dit qu’il n’était pas le seul. Que tout ce que je voyais ici était… comme lui. Mais comme dans mon monde, il y a du bon et du mauvais. »

Et dans un sourire :

« Mais tu es indéniablement un homme bon. »

Et il n’en doutait pas une seule seconde, vu ce qui venait de se produire.
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Mallaury
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MessageSujet: Re: MALLAURY ; beast and savior   Mer 11 Sep - 12:30

C’est si amusant de le voir se balader dans la pièce ,de se torturer l’esprit à savoir si oui ou non il dort .En tout cas c’est-ce que pense le presque mort debout devant la porte, prés à sortir dans la seconde . Une poigne le fait reculer, il aurait pu perdre son sang froid à cet instant ,ne supportant pas être touché par de parfait inconnu mais il arrive à se contenir , Jiang Li a eut de la chance pour cette fois.
De nouveau prisonnier de la petite chambre il laisse son hôte parler. Il n’écoute bientôt plus même si son camarade ne dit pas grand chose , Mallaury sait déjà tout ça .

Le jeune garçon ne paraissait pas si éveillé que ça ,depuis qu’il le suit ,soit quelques jours il ne l’avait jamais vu s’adresser à une autre personne, qui plus est à un irréel . Cela agace assez le plus blanc des deux pour une seule raison, si quelqu’un là déjà abordé c’est pour autre chose que le faire rester. Il doit rencontrer cette autre créature qui lui fait tant d’ombre. Il se contente de hocher la tête sans remarquer le changement de pronom utiliser . Il est habitué à ce type de réaction, quand les humains réalisent avoir à faire à quelqu’un de non réel ils ont tendance à s’adresser à elle de manière informelle ,comme si le manque de politesse ne devait pas les déranger plus que ça .
Pour Mallaury c’est le cas mais il en connait certain qui on horreur de ça .

Ses doigts osseux couleur cadavre  se mettent à lisser nerveusement son haut d’uniforme, il n’aime pas les rêveurs trop conscient ,c’est dangereux pour les affaires car la plus part du temps cela signifie qu’ils peuvent aller et venir dans les songes sans soucie…et s’éclipser quand bon leur semblent .
Ce Huan l’intéresse assez dans l’hypothèse qu’il le croise Mallaury fera tout son possible pour l’éloigner de sa proie ,il a envie d’en finir vite ,la solitude pèse de plus en plus lourd, son dos ne tiendra bientôt plus. « Mais tu es indéniablement un homme bon. » Ses lèvres rosées s’étirent alors étrangement ,tapit dans un angle de la pièce il sourit , victorieux, profitant de la naïveté de son nouveau camarade, de sa candeur et de son insouciance pour mieux le berner  .Ses dents arrondies mais presque translucide fendent sa bouche ,la faisant s’entre ouvrir , les choses sont bien parties …

« Je suis seulement là pour t’aider … Cette créature ne s’en prendra plus à toi si tu reste prés de moi …Tout du moins cette nuit seulement. »

D’ordinaire  la chimère ne parle pas autant mais il fait un effort car il sait très bien que sa proie est sensible à ce genre de chose, on doit brisé ce silence angoissant qui lui est si familier si on veut capter son attention le plus longtemps possible . Paraitre trop énigmatique finirai par le faire fuir, Mallaury à su tromper bon nombre de rêveur ,il sait à présent parfaitement comment les aborder c’est un vrai caméléon . Jiang Li est un garçon très calme presque éteint à l'accoutumé mais il n'a peut être pas envie de se retrouver face à son propre reflet .

« Je ne connais pas de Huan mais oui je n’ai pas d’existence réelle …Cependant je ferai tout mon possible pour te venir en aide et secourir les autres rêveur, car c’est mon devoir . »

Il ne ment pas vraiment , pour lui tout ses actes sont justifiés, la vie de l’autre coté n’a rien de beau il le sait mieux que personne, les rêves qu’il  traverse sont pour la plus par violent ,effrayant ,les mondes recréer ici ne sont que le reflet du vrai, de celui dans lequel évolues toutes ces âmes torturées.
Il ne veut plus être seul il en a marre de fuir sans cesse c’est autres irréels qui cherchent à lui nuire il veut être soutenu , il veut pouvoir fermer les yeux rien qu’une fois sans avoir peur de ne jamais pouvoir les rouvrir .
En soi les personnes qui n’existent pas ne peuvent pas mourir mais si vous saviez : il y a bien pire que la mort .

Il se laisse dévisager, il a aussi l’habitude d’être scruté de la sorte il n’a pas honte du visage dont son créateur lui a pourvu, il sait par expérience qu’il est vraiment beau .
Mallaury  aussi se met à loucher sur Jiang Li tout simplement parce qu’il lui plait . C’est un garçon comme un autre, il n’est attiré que par les personnes susceptibles de le rendre heureux, de faire de lui quelqu’un de spécial mais il faut aussi que ce sauveur rêveur soit à son image ; sans imperfection .
Avec hésitation il tend sa main et vient entrelacer ses doigts à ceux tannées de son vis-à-vis, il lui sourit pour le mettre un peu plus en confiance et recule jusqu’à allez s’assoir sur le futon. Là il replie ses genoux contre son torse les entourant ensuite de ses long bras fins .

« Quel art martial est pratiqué entres-ces murs? »


Il le sait ce sujet est délicat mais il doit maintenir son nouvel ami endormi ,si ils en viennent à ne plus rien se dire alors Jiang Li finira par ouvrir les yeux : pour de vrai et Mallaury se retrouvera seul.


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MessageSujet: Re: MALLAURY ; beast and savior   Mer 25 Sep - 7:23


Si l'attitude générale de l'irréel inquiète un moment Jiang Li, ses doutes s'éclipsent dès que celui-ci lui offre un sourire qui semble des plus sincères. Il en a un petit en retour, tentant de se rassurer comme il le peut. Il avait besoin de ce réconfort, parce qu'il était encore effrayé. Ce qu'il venait de vivre était trop réel pour ne pas être éprouvant. Il en tremblait encore et il n'y avait qu'à voir sa crainte de franchir la porte de cette chambre pour comprendre qu'il ne s'en était pas remis. Sa réaction aurait été bien moins explosive si seulement la bête avait été terrassée, mais il n'en était rien. Elle pouvait revenir à tout moment. Elle pouvait même encore être là, tapie dans l'obscurité à attendre que leur méfiance soit endormie. Et franchement, Jiang Li n'avait guère envie de le savoir. Il préférait encore rester ici jusqu'à... jusqu'à ce que quelque chose arrive, peu importe quoi. Peut-être Huan ? Ça faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait plus vu... Il était inquiet et triste à ce sujet. Oui voilà. Jiang Li voulait voir Huan.

Son nouveau compagnon le rassure de quelques paroles et si dans un premier temps, Jiang Li se contente de l'observer sans assurance, il fini néanmoins par lui sourire à nouveau tout en inclinant doucement la tête, sans le lâcher de son regard brillant de reconnaissance. Toutefois, il y avait encore de la crainte tout au fond de ces prunelles bien noires et elle n'allait pas se dissiper de sitôt.

« Mais si on la rencontre à nouveau, qu’est-ce que tu peux faire contre elle ? », demande sagement Jiang Li, une ride d’inquiétude se peignant sur son front alors qu’il fronce les sourcils. « Toi aussi, tu pourrais être blessé... »

Ou pas ? Il fallait avouer qu’il ne savait même pas si les gens comme Mallaury ou Huan pouvaient être blessés. D’ailleurs, il est sur le point de demander au jeune homme s’il connait son ami, mais celui-ci le prend de vitesse en précisant que ce n’est pas le cas. Un petit soupir découragé franchit le seuil des lèvres du Chinois. Lentement, il ferme les yeux puis lève une main pour se pincer l’arrête du nez, sentant un mal de crâne pointer le bout de son nez.

« Je n’ai plus vu Huan depuis un moment déjà... Ça m’inquiète. », fini par expliquer Jiang Li, le ton bas et grave. Il retire sa main, un petit sourire étirant néanmoins ses lèvres. Sans joie, certes, mais sincère. Le Chinois ne communiquait pas facilement ses craintes, mais c’était différent. Mallaury s’était posé en réel défenseur. Ça comptait. Et c’était une cause noble que d’aider les rêveurs comme lui, forcément. « Je n’en doute pas. Mais cette chose est dangereuse. Je préfère rester ici encore un moment, pour être sûr qu’elle soit partie. Quelque chose me dit que cet endroit a des propriétés... protectrices. »

Ce disant, Jiang Li a un regard songeur pour la pièce ensoleillée. C’était particuliers, cette sensation. Mais agréable. Une main lui est tendue et cette fois sans vraiment hésiter, même si ce n’était pas un geste courant pour lui, le jeune homme pose la sienne dans celle présentée. Leurs doigts s’entremêlent, forçant ses joues à adopter une teinte rosée malgré lui. Le Chinois se laisse entraîner vers le futon de son enfance, s’y posant lui aussi lorsque la main de l’irréel relâche la sienne. Épaule contre épaules, ils gardent le silence un petit moment avant que Mallaury ne lui pose une question qui lui change un peu les idées, ce qui était une bonne chose en soi. Le regard fort bridé de Jiang Li revient parcourir la petite chambre traditionnelle alors qu’un soupir franchit le seuil de ses lèvres. Il y avait tant de souvenirs entre ces murs. Des souvenirs qu’il avait lui-même fuit et avec lesquels il n’était pas entièrement en paix.

« Le wushu. », murmure lentement le jeune homme avant de se laisser doucement tomber vers l’arrière, le dos posé contre le futon. Il glisse une main dans sa crinière ébène tout en ajoutant : « Tous les garçons ici ne vivaient que pour le wushu. Moi aussi. J’étais un des meilleurs... »

Mais le ton sur lequel il le disait était loin d’être suffisant. Au contraire, il préférait ne pas trop s’étendre. Une de ses mains se pose contre son ventre alors que son regard reste planté un moment au plafond. Jusqu’à ce qu’il tourne la tête vers Mallaury.

« C’est vrai que quand j’y pense, me retirer dans cette chambre était un pur délice. », convient finalement le jeune homme. « Et toi ? À quoi ta vie ressemble-t-elle ? Tu ne fais que ça ? Errer de lieux en lieux pour secourir ceux qui en ont besoin ? »

C’était vraiment une bonne cause, c’est sûr. Mais Mallaury devait forcément faire autre chose.
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Mallaury
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MessageSujet: Re: MALLAURY ; beast and savior   Mar 8 Oct - 14:10

Mallaury peut faire tant de chose contre ce genre de créature mais il ne peut pas non plus gagner à tout les coups. S’opposer à cette ombre si agressive est plus que risquée, il pourrait perdre l’avantage mais aussi se voir sortir du rêve de sa proie. Il a mit tant de temps à y entrer qu’à présent il se garde bien de franchir la ligne ne serai-ce que d’un seul pas.
Il se sent déjà très privilégier d’être là tout prés de lui, rien ne le prédestinait à réussir , ça démontre encore une fois que ce soir est le bon . Il va pouvoir passer à l’étape supérieur , se rendre indispensable dans l‘espoir de pouvoir le garder à jamais prisonnier .
L’atmosphère est bien moins lourde mais l’air présent dans la pièce reste glacial. Est-ce annonciateur d’une nouvelle attaque? Mallaury ne peut malheureusement pas le savoir , prévenant , il se garde bien de faire trop de bruit ,préférant se tenir prés de son compagnon d’infortune pour parler .
Hausser le ton risquerai d’attirer trop d’oreille et même si le loup de tout à l’heure ne tenterai pas une nouvelle approche ,il en connait d’autres qui ne se gêneraient pas pour.

Ses doigts se crispent pour finir par se replier aux creux de ses paumes. Alors comme ça il aurait pu perdre la trace de son propre irréel? Les humains ne savent pas garder ceux qui sont capable de prendre soin d’eux. C’est toujours comme ça ,la nature humaine n’est pas si bien faite mais ces étourderies et manque d’intérêts peuvent arranger toutes ces nuisances dont Mallaury fait parti .
Sans personne pour les protégés leur vulnérabilité en attire plus d’un, c’est tellement jouissif de voir la peur dans leur regard et l’abandon qui s’en suit . Ils se sentent seul et c’est dans ces moment là qu’il faut attaquer, savoir attendre et le maître mot pour réussir mais une fois que la voie est libre, bondir et mordre et la meilleure chose à faire .

Malgré son physique plutôt avantagé et son regard sombre Jiang Li n’était pas téméraire , ce lieu le rattaché à un passé qu’il avait très certainement cherché à fuir dans le monde réel, voilà pourquoi son gabarie et son aura glacial ne lui étaient d’aucun secours .
Les rêves peuvent faire autant de mal qu’un coup porté en plein visage, il faut juste savoir ou frapper .
Hochant la tête le jeune garçon à la crinière multicolore fit mine de comprendre , marcher dans le sens de sa proie lui permet de gagner du temps . Il en a grandement besoin car la nuit file si rapidement .

Être un irréel inclue beaucoup de points particuliers, des traits de personnalités qui ne peuvent être modifiés et cela pour toutes les créatures sans réelles identités. . Mallaury n’était qu’une représentation de la Solitude il n’était donc pas en mesure de comprendre certains ressenti ,car même si son âme était en peine , la douleur des autres était la seule chose qui l’animait.
Voilà alors pourquoi quand son camarade parla avec amertume de ses années passées entre ses murs, Mallaury n’écouta pas, il se contenta de fermer les yeux, et de se nourrir de cette voix à moitié chevrotante , imprégné par la peine …Il aurait pu essayer de lui remonter le moral mais ce n’était pas dans sa nature ,et même si il réussissait ordinairement à tromper habillement ses victimes, il lui arrivait d’échouer .

Mentir ,encore il devait . Fermant les yeux un instant il se plia à cette besogne sans rechigner ,il finissait par y être habituer ,il n’était plus seulement la Solitude il était également devenu le Faux-semblant .

« oui , je suis souvent en vadrouille, je fais bien attention quand même mais la plus part du temps j’arrive à me foutre dans des histoires pas possible juste parce que je veux jouer au preux chevalier …je ne réfléchit jamais et ça m’entraine dans des situations assez …cocasse . »

Parler, se confier ,c’était la meilleure chose à faire pour attendrir l’autre, pour lui faire baisser sa garde. Bien sur ne pas trop se vanter sinon la victime allait finir par se demander si cet air suffisant ne cachait pas quelque chose d’autre. Il fallait être habille, savoir trouver le juste milieu …et même si cela lui avait causé mauvaise confiance par le passé , Mallaury avait appris facilement à fermer les yeux.
Malgré tout il sourit ,le nez tourné vers la fenêtre , assit au pied du futon il ne put empêcher ses lèvres de s’étirer en coin, tout cela allait changer ,les masques ne tarderaient plus à tomber ….si l’enfant étendu prés de lui comptait se laisser faire ..accepter de rester prés de lui.



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MessageSujet: Re: MALLAURY ; beast and savior   Lun 14 Oct - 18:10


C’est un long silence qui accompagne les paroles de Jiang Li. La seule voix qui perce le mur de silence entre eux, c’est la sienne et finalement, un peu refroidit, le jeune homme se tait. Son regard se pose sur le pantalon traditionnel chinois qu’il porte, une de ses mains venant lisser avec lenteur un pli de celui-ci. Il s’ennuyait encore plus de Huan dans ces conditions. Les conversations avec le jeune homme étaient toujours enjouées. Souvent beaucoup plus grâce à Baozi, il fallait l’admettre. Jiang Li était d’un naturel beaucoup plus taciturne que son compagnon. C’était un des traits de Huan qui le poussait parfois à penser que le joli garçon avait été fait sur mesure pour lui ! Une pensée qui va et vient sans réel but, car il ne la croyait pas véridique, mais qui faisait parfois un bien fou. Enfin... sauf maintenant, parce qu’il devait gérer l’absence prolongée de son ami et que ça l’angoissait de plus en plus...

Il ramène ses jambes contre son torse, posant son front contre ses genoux tout en poussant un petit soupir, laissant le silence envahir la pièce. Combien de temps allait-il rester ici avant d’oser bouger ? Mallaury était peut-être là, mais ça ne le réconfortait pas autant que ça aurait dût à présent que la panique du moment était retombée. En fait, il voyait l’autre irréel comme presque plus vulnérable que lui, bêtement. Ne pouvait-il pas être blessé ? Il ne lui avait pas répondu... Alors aucun moyen de le savoir. C’est un peu comme si ses paroles avaient traversées son compagnon d’infortune. Jiang Li a un petit regard curieux pour lui, mais ne fait pas de commentaire, se contentant de l’observer quelques secondes avant que son regard ne se pose à nouveau sur la fenêtre de la petite pièce.

Ah mais le voilà qui reprend la parole. Jiang Li ne sait toujours pas s’il peut être blessé, mais visiblement, les aventures le poursuivaient un peu. Ou bien c’était le contraire ? En tout cas, ça lui arrache un demi-sourire qui meurt rapidement sur ses lèvres et il acquiesce brièvement, sans piper mot. Ça, ça lui faisait un peu penser à Baozi. Pourtant si vous le lui demandiez, le jeune homme vous répondrait être très calme ! Mais ils avaient souvent fuis des dangers ensemble et ça finissait toujours dans le rire. Un nouveau sourire apparaît sur les lèvres du Chinois à cette pensée, cette fois plus affirmé, plus sincère. Il s’ennuyait de Baozi... C’était affligeant de constater à quel point un simple rêve pouvait devenir important. De fait, Jiang Li décide de reprendre brièvement la parole à ce sujet.

« Réponds-moi. », demande-t-il pour être sûr que cette fois, il trouverait réponse à sa question. « Est-ce que tu pourrais me conduire à Huan ? Ou est-ce que tu sais comment je pourrais le contacter ? »

C’était un peu sa priorité, soudainement... Et en même temps, il se rend compte que ça le stressait un peu. Le jeune homme se relève finalement, étirant sa longue silhouette toute en puissance souple avant de faire quelques pas nerveux dans la pièce. Son regard repasse invariablement sur la porte, comme s’il avait craint de voir la bête monstrueuse l’ayant pourchasser la défoncer soudainement. Pourtant, il s’avance lentement vers celle-ci, tendant l’oreille. Pas un bruit... Était-ce trompeur ou tout était-il revenu à la normale ? Difficile à dire. Et alors qu’on aurait pu croire que Jiang Li avait décidé de pousser la fameuse porte, il n’en est rien. Il tourne à nouveau les talons, cette fois pour aller se poser à la fenêtre, curieux. Son regard parcourt l’endroit, songeur. C’était magnifique... et exactement comme dans ses souvenirs. Pas un seul nuage ne venait troubler le bleu pâle du ciel. Les oiseaux chantaient toujours. Les feuilles bruissaient doucement...

Quelque chose lui échappait dans ce monde. Mais il savait que quand Huan était là, tout était plus rassurant... Parce que même ce tableau enchanteur ne lui disait soudainement rien qui vaille. On n’aurait même pas pu le faire passer par la fenêtre pour rejoindre l’extérieur. Pas sans abuser d’un peu de force...
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Mallaury
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MessageSujet: Re: MALLAURY ; beast and savior   Dim 20 Oct - 1:09

Il n'aimait pas la tournure que prenait les choses. pourquoi employer un ton aussi froid? et cette demande alors? il ne se sentait pas bien avec lui? Mallaury ne pouvait pas créer une ambiance chaleureuse dans le rêve d'un réel, encore moins quand celui-ci était un souvenir . De plus sa nature l'empêchait d'imaginer ,de se projeter dans quelque chose,  de mettre sur pied un plan qui leur garantirai une porte de sortie sûr .
Il ne perdit pas son calme, il était habitué à ces cas de figure là, ce n'est pas comme-ci tout les réels se laissaient avoir , plus les années passées plus la tâche était ardue ... Maullaury avait apprit à relativiser, habillement il ne perdait pas facilement la main même si tout prêtait à le croire .
Pour ne pas laisser plus de suspense il se contenta d'opiner du chef tout en braquant son regard bleu azure dans celui de son camarade d'infortune .
Personne ne connaissait la vraie signification de se changement de couleur , ces iris étaient de vrais indicateurs de ses pensées, mais il était très compliqué presque impossible d'en saisir le sens . Fort heureusement pour lui.

En réalité il ne l'avait presque jamais fait ,c'était assez compliqué d'entrer en contact avec un autre irréel ,la plus part du temps il fallait l'avoir déjà vu pour être capable de le visualiser et de transplanter jusqu'à lui. Comment expliquer ça au jeune garçon sans que celui-ci ne se réveille définitivement car trop dépité par l'aveu lâché à demi-mot?
Mallaury a dû mal à saisir ce que pense vraiment son jeune et nouvel ami . Il le voit déambuler dans la petite pièce très peu meublée ,il ferme les yeux en essayant de ne pas se crisper au bruit des pas du chinois sur le vieux parquet moisi . Mallaury ressent son stress  ,comme une éponge il absorbe toute sa crainte ; l'angoisse que lui cause le flot de questions sans réponses qui l'habiter en cet instant .
Il aimerai lui demander un peu de répit mais se serai trop déplacer ,c'est une faute de débutant qu'il ne commet plus depuis bien des années .

Il attend, le fera-t-il ? Comptait-il ouvrir cette porte alors qu'il lui avait prié de ne pas le faire quelques secondes plutôt ? Fort heureusement Jiang Li n'en fit rien et préféra aller observer par la seule fenêtre, songeur.
Le grand jeune homme à la peau couleur ivoire se redressa à son tour, faisant craquer ses os comme de vieux rouages mal huilés . D'un pas lent il se plaça juste derrière le chinois tout en se rendant compte que ce dernier était à peine plus grand que lui.
Il ne chercha pas à le surprendre , il le savait sur ses gardes et surtout entrainer à détecter les approches . C'était un plus comme un moins .

"Je pense que tu peux le retrouver seul... Je ne peux pas te promettre que j'arriverai à le localiser ... nous les irréels , nous ne sommes pas du genre à nous retrouver quand nous sommes délaisser par les rêveurs... Ta peine me touche je ne peux pas rester insensible , concentre toi bien , visualise le et donne moi la main ."

C'était les seuls mots qu'il arriva à prononcer, il n'avait pas eu vraiment envie de mentir ni de cacher son aversion pour ces créatures qui lui ressemblaient tant . Il avait simplement modéré ses propos pour qu'ils soient mieux acceptés, moins cassants , plus trompeurs .
Doucement sa main fine se tendit , ses doigts osseux, agrippèrent ceux secs et mats de son camarade. Visiblement ce geste troubla le rêveur mais le ne fit pas ciller ,quel self-control , Mallaury en avait le souffle coupé. Cela était dû à l'enseignement inculquée entre ses murs, la créature enchanteresse en avait la certitude .Fermant les yeux pour imiter et rassurer sa proie il mit un temps avant de rouvrir ses  fines paupières, observant autour de lui le lieu se modifier . Aux grès des transformations, des petites modifications apportés à l’endroit ,Mallaury pouvait percevoir l’état dans lequel se trouvait Jiang Li, et pour l’instant ce n’était pas très instable .
Les murs changèrent de couleurs et sans quitter l’enceinte du dojo l’atmosphère se réchauffa , des chants d’oiseaux se firent entendre tout comme des rires d’enfants. Jiang Li était heureux rien qu’en pensant à Huan, à n’en pas douter.


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