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 HUAN ; I missed you

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MessageSujet: HUAN ; I missed you   Dim 8 Sep - 14:26


I never though I could

miss somebody so much

Jiang Li prend une profonde inspiration tout en laissant sa main glisser contre les pétales des fleurs qui l’entouraient. Elles étaient magnifiques. Grandes, petites, rondes ou étirées. Toutes de formes différentes, mais aussi toutes lilas, une couleur qui l’avait toujours fascinée lorsque rencontrée dans un grand champ tel que celui-ci, allez savoir pourquoi. C’était peut-être pendant sa fuite de la Chine en Corée. Il s’était autorisé une halte dans un champ semblable à celui-ci. La forme seulement, car les fleurs étaient sûrement toutes semblables dans ce grand champ cultivable. Mais ici, l’imagination n’avait pas de limite. Et Jiang Li avait beau être plongé dans le coton confortable du rêveur, il avait conscience malgré tout que ce n’était pas la réalité. Ou du moins, pas sa réalité. Les fleurs embaumaient la… rose. Et prenant une profonde inspiration, le Chinois gorge ses poumons d’un air frais comme il n’en avait plus vu dans son monde depuis qu’il avait quitté les montagnes chinoises.

Ses pas le mènent toujours plus loin dans ce champ infini, sans qu’il ne puisse voir où il commence et où il fini. C’est silencieux… Trop silencieux. Lentement, Jiang Li s’arrête de marcher, un petit frisson désagréable le prenant. Pas de chants d’oiseau, ni même de bruissement dans les hautes herbes alors que pourtant, le vent les agitait doucement. Le jeune homme s’assoit lentement au milieu du champ de fleur, ramenant ses jambes à lui. Quelque chose clochait. Ou manquait à l’appel. Il se sentait incroyablement seul et même s’il ressentait une certaine paix intérieure, ce n’était pas aussi bien que ça aurait dût l’être. Jiang Li glisse doucement ses longs doigts sur le sol qu’il apercevait à peine au milieu de toutes ces fleurs. Et soudainement… soudainement, il attrape quelque chose qui n’aurait pas dût être là. C’était rond, gros comme un poing et mou. Il le soulève… et son souffle se coupe un peu alors qu’il aperçoit…

« Baozi… », murmure Jiang Li en un seul souffle en posant son regard sur le beignet chinois qu’il tenait dans sa main. Il se lève d’un bond, cherchant vivement de tous côtés, un sourire apparaissant sur son visage. « HUAN ! »

Non, il ne le voyait toujours pas, mais il devait forcément être dans le coin et ça le rendait… extatique. Il l’appelle, encore et encore, tout en commençant à errer un peu au hasard dans ce champ labyrinthique. Et en même temps, il ne pouvait pas faire autrement puisque rien ne semblait changer malgré ses pas. Jusqu’à ce que soudainement, son pied nu –il le remarquait seulement maintenant- se pose sur un second baozi ! Il se penche, rieur, récupérant la pâtisserie chinoise cette fois encore. Et faisant davantage attention à l’endroit où il mettait les pieds, il réalise qu’il peut carrément suivre un petit chemin de beignets, comme si le Petit Poucet était passé par là ! Mais lui savait que c’était le Petit Baozi et ça lui donnait seulement davantage envie de continuer sa route. C’est ainsi qu’il va … et il a déjà les bras bien chargés lorsqu’il arrive finalement devant un grand arbre qui contrastait étonnamment avec le décor. Il était immense, tortueux, mais magnifique. Son feuillage très vert… bruissait dans le vent ! Un soupir de soulagement franchit les lèvres de Jiang Li. Il entendait même chanter les quelques oiseaux qui y avaient trouvé refuge.

Et il le voit. Huan, couché sous l’arbre, un chapeau sur les yeux et quelques beignets près de lui. Un sourire tendre étire les lèvres de Jiang Li alors qu’il s’avance pour … laisser tomber tous ses beignets sur le ventre du dormeur !

« Baozi, réveille-toi ! », s’exclame Jiang Li tout en se penchant sur le jeune homme. Il pose une de ses mains sur une épaule du jeune homme, le secouant doucement. « Aller, paresseux… debout ! »

Mais au moment même où il touche Huan, ce dernier… disparaît dans un « plop ! » qui aurait été comique si ça n’avait pas été du côté tragique de l’événement. Ça faisait tellement longtemps qu’il n’avait plus revu Baozi et voilà que ce n’était qu’une illusion. Jiang Li se redresse vivement, décontenancé, faisant plusieurs pas vers l’arrière. Des nuages noirs s’amoncellent au-dessus de sa tête et, levant le regard au ciel, il voit un éclair foudroyant le traverser, tombant dans le champ à à peine un kilomètre de l’endroit où il se tenait. Il tombe au sol, tremblant… et hurlant.

« HUAN !!!!! »

Il avait besoin de lui ! Pourquoi est-ce que ça arrivait ? Il savait que Huan n’était pas un être fait de méchanceté comme certains autres ici. Alors pourquoi est-ce qu’il n’arrivait plus à le voir ?!
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MessageSujet: Re: HUAN ; I missed you   Lun 9 Sep - 8:47




Huan était dans l’un de ses endroits préférés. Que ses goûts aient été décidés par un autre ou pas, certaines choses venaient à nous naturellement malgré tout et présentement, il était convaincu que son environnement était de ces choses. Où se trouvait-il ? C’était une ville. Quoi que de ville il n’y ait en fait qu’une seule rue avec en arrière plan de hautes montagnes aux sommets couverts de neiges éternelles. Les maisons colorées étaient dans la plus pure tradition chinoise et la route en terre meuble d’ocre jaune était à demi recouverte par les pétales des grands cerisiers qui la bordait et que le vent balayait des branches sans néanmoins jamais les dénuder.

L’endroit était très calme, très paisible… Et si le soleil ne brillait pas de mille feux, il n’était néanmoins pas non plus complètement absent, permettant à Huan de porter ce vêtement traditionnel sans la fourrure de l’hiver. Pour garder sa température au bon degré, il était présentement penché sur un étale de baozi. Son pêché-mignon, il fallait l’admettre. Ces petites brioches chinoises souvent fourrées à la viande mais qui pouvait finalement contenir un peu n’importe quoi.

Avec une gourmandise évidente, Huan se tâtait sur le genre de gourmandise qu’il voulait avaler… Jusqu’à finalement s’arrêter sur l’une d’elle, aux légumes chinois puis sur une autre plus sucrée à la pâte de haricots rouges.

Payer ? Quelle drôle d’idée ! Il y avait bien un vieil homme à la barbe aussi longue qu’il était grand qui surveillait l’étale mais il se contentait de lui sourire avec bienveillance, comme à chaque fois, et Huan s’était servit en le remerciant pour tout paiement. On ne se demandait plus pourquoi il aimait cet endroit, n’est-ce pas ?

Sauf… Qu’à un moment il lui semble que quelque chose change… Huan se redresse, ses brioches en mains… Et son regard se tourne vers l’imposante porte shinto rouge et noir qui délimitait l’espace de la rue. Son air se fait très sérieux… Et un vent plus froid vient lui mordre le visage un instant…

Huan n’attend pas, se mettant soudainement à courir en direction de la porte, un sentiment d’urgence s’emparant tout à fait de lui ! Qu’importe ce qui déréglait tout son univers, il avait l’impression qu’il devait se rendre ailleurs et c’est effectivement en arrivant à la porte massive, en la traversant simplement qu’il se retrouve ailleurs, au cœur d’une tempête qui commençait à s’abattre avec force, les éclairs déchirant le ciel. Ca l’avait abasourdit un instant… Mais ce n’était pas non plus la première fois qu’il mettait les pieds dans un cauchemar et de fait, son regard soigneusement bridé à tôt fait de rechercher le rêveur.

Il le trouve rapidement… Et reconnait en une seconde sa longue silhouette gracieuse. Jiang Li se tenait là, paniqué, pour ne pas dire terrorisé, hurlant son prénom… Et Huan laisse tomber ses gourmandises au sol avant de se précipiter sur le chinois qu’il n’avait plus vu depuis grand nombre de pleines lunes ! A sa hauteur il saisit son bras pour que le jeune homme se retourne… Et une fois certain qu’il l’a bien vu, il l’attire sans plus de cérémonie dans son giron, quitte à le faire tomber à demi, le serrant avec force en se montrant aussi réconfortant qu’il pouvait l’être.

Shhh…

Baozi vient déposer un baiser contre la tête de celui qu’il considérait un peu comme son protégé depuis leur première rencontre il y avait très, très, très longtemps. La première fois, Jiang Li n’était qu’un petit garçon… Et la dernière fois un adolescent. Ca ne faisait qu’un an et pourtant, voilà qu’il retrouvait un homme.

Je suis là, Jiang Li. Songe comme cet endroit doit être tellement beau, lorsqu’il fait soleil…

Il lui caresse les cheveux avec douceur, poursuivant pour tenter de l’apaiser :

Nous pourrions déjeuner au milieu des fleurs. Je m’apprêtais justement à déguster quelques brioches chinoises qui m’avaient semblées délicieuses.

Un sourire fin passe sur ses lèvres alors que berçant toujours, il constate :

Tu m’avais manqué. J’ai commencé à croire que tu m’avais oublié…

Et c’était bon de le retrouver !


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MessageSujet: Re: HUAN ; I missed you   Ven 13 Sep - 4:06


Titubant, peu sûr sur ses jambes, Jiang Li se relève néanmoins comme il peut, non sans retomber au sol une ou deux fois. Son regard ne quitte plus l’endroit où l’éclair était tombé. C’était trop loin pour voir le cratère qui s’était sûrement formé, mais un petit feu commençait à brûler les fleurs tout autour et nul doute que si rien ni personne n’intervenait, ca ne pourrait que prendre de l’ampleur. C’est bête, mais ça le fait paniquer. Il avait eu beau regarder partout à son arrivée, il n’avait pu voir que ce champ, à perte de vue. Alors si le feu l’encerclait, qu’allait-il faire ?! Jiang Li en était là dans ses sombres pensées, bien que tout ne se soit déroulé qu’en une seconde, voire moins. Il tremblait, immobile, les yeux emplis d’une peur que lui seul se créait, mais sans pouvoir se donner un coup de fouet. Et en même temps, il aurait voulu qu’il n’aurait pas su par où commencer. Comment modifier à volonté un rêve ? C’était de la folie…

Mais soudainement, des bras s’enroulent autour de sa silhouette. Pas puissants, ils sont néanmoins réconfortants et surtout, il reconnait immédiatement ce parfum. Un parfum qu’il n’était même pas certain de pouvoir définir, mais qu’il lui semblait connaître depuis toujours et qui lui plaisait énormément. Jiang Li ferme les yeux, sachant déjà qui est là, même avant que l’autre n’ouvre la bouche. Il prend une profonde inspiration, se sentant bêtement en sécurité. Pourtant, vu le modèle sur lequel Huan était fait, il n’aurait pas pu le protéger de grand-chose… Mais parfois, l’être humain était bête et Jiang Li ne voulait pas lutter contre ce sentiment ! Il se laisse étreindre, puis bercer, son cœur battant toujours rapidement, mais plus exactement pour les mêmes raisons. En fait, tout son corps commençait déjà à se calmer. Li a un petit gémissement étouffé. La partie de lui qui luttait encore contre l’horreur de cette scène… Mais, il savait déjà que c’était fini.

Les bras de Jiang Li glissent finalement autour de la taille du jeune homme. Il pose sa tête contre une épaule, se penchant pour ce faire. Mais peu importe. C’était là l’attention la plus maternelle qu’il ait eu de qui que ce soit. Et pour ça, Huan avait toujours été là. Il avait parfois espéré rester avec lui pour toujours sans jamais oser le dire. Le grésillement du feu qui prenait de l’ampleur semble soudainement s’arrêter. Jiang Li n’ouvre pas les yeux, mais sait que c’est fini. L’odeur de fleurs brûlées ne vient plus à ses narines. Toutefois, pas encore tout à fait calme, il préfère rester ainsi un moment sans parler, se concentrant seulement pour que tout revienne au calme plat d’un peu plus tôt. Le doux murmure de la voix d’Huan, son souffle près de son oreille, les mouvements de balancier que leurs corps suivent, la douceur de sa peau contre ses bras… tout le rassure. Et finalement, lorsqu’il rouvre les yeux, c’est parce qu’une fine pluie tombe soudainement !

Jiang Li regarde tout autour de lui, curieux. Les fleurs sont intactes, l’arbre se dresse toujours, noueux mais sain et un soleil timide perce au travers de quelques nuages de pluie, mais pas d’orage. Et finalement… finalement il vient observer Huan, un petit sourire aux lèvres, bien qu’il soit encore un peu tendu.

« Je crois qu’il faudra déjeuner sous cet arbre… », murmure d’abord Jiang Li de sa voix lente et profonde, sans oser quitter le jeune homme du regard, presque fasciné. « Viens… »

Il le prend par la main, entremêlant leurs doigts pour mieux l’entraîner vers l’arbre en question. Sous celui-ci, la pluie cesse de les mouiller, mais continue de tomber paresseusement. Le bruit sur les grandes feuilles le ravit d’ailleurs. C’est si paisible, si beau…

« Comment aurais-je pu t’oublier ? », demande Jiang Li avant de s’incliner poliment devant Huan. « Tu étais couché ici, sous cet arbre. Mais tu as disparus… Était-ce toi ? Je ne sais plus quoi penser. Pourquoi est-ce que c’est arrivé ? Il y avait le chemin de baozi… il avait ton visage. L’odeur de ta peau… »

Jiang Li s’assoit au sol, en tailleur, dos contre l’arbre. Il baisse son regard sur les vêtements traditionnels chinois qu’il porte, réalisant qu’il… avait changé de tenue depuis son arrivée. Mais étrangement, il avait toujours ce genre de fringues quand Huan était dans le coin. Il ne les avait pas lorsqu’il avait vu l’autre… C’était bizarre, tout ça. Finalement, il en revient à nouveau à Baozi, ne se satisfaisant jamais assez de le regarder maintenant qu’il l’avait retrouvé !

« Ça faisait tellement longtemps… Je pensais que je ne te retrouverais jamais. », admet finalement le Chinois avec une petite pointe de douleur dans la voix. « Tu m’as manqué à moi aussi… Est-ce qu’on peut faire quelque chose pour que ça n’arrive plus jamais ? Viens… »

Ce disant, Jiang Li lève un bras, invitant Huan à venir contre lui. C’était lui maintenant qui protégeait. Il était devenu un homme, depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vu.

« Tellement de choses se sont passées. Je ne saurais même pas par où commencer. Mais toi ? »

Parce que Baozi avait continué à faire sa vie, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: HUAN ; I missed you   Jeu 3 Oct - 14:48




Le temps était resté grognon un moment et le ciel menaçant. Pourtant, une accalmie avait réellement commencée à se faire et Huan, tenant toujours avec douceur mais fermeté son protégé dans ses bras, avait observé les changements sur leur environnement. Du ciel noir qui était redevenu bleu, puis gris avant qu’une fine pluie ne leur tomber dessus aux pétales calcinées qui avaient retrouvé leur splendeur naturelle. L’arbre tout près duquel ils étaient avait lui aussi retrouvé sa forme originel et l’odeur de brûlé avait quitté l’atmosphère avec la fumée. Il avait l’habitude de ces changements brusques et radicaux. En même temps, Huan vivait ici et ici, c’était plus que naturel ce genre de choses…

Il continu de bercer, à peine silencieux, fredonnant d’une voix très très basse parce qu’il lui semblait que sa voix tout comme sa présence était un apaisement pour le jeune homme et lorsque finalement, ce dernier est près, troquant sa peur fulgurante pour une beaucoup plus légère qui tendait encore vers autre chose, il le relâche, lui souriant. D’une main il vient caresser une jolie joue, cherchant encore à consoler un peu de ce cauchemar qui l’avait envahit et à propos du déjeuner, Huan lève les yeux au ciel avant d’acquiescer.

On dirait. Mais j’aime lorsqu’il pleut. Est-ce que tu t’en souvenais ? Est-ce que ça te plaît à toi ?

Huan suit Jiang Li à l’abri des larges feuilles du grand arbre, l’écoutant lui raconter son cauchemar alors même qu’il avait pensé avoir à faire à lui. Et ça, ça le révoltait un peu, d’une certaine façon… Que l’on utilise son image pour créer un mirage diabolique ! Parce que non, que Jiang Li n’en doute pas :

Ce n’était pas moi, sinon tout ça ne serait pas arrivé, Jiang Li.

Jamais il ne chercherait à lui faire du mal ou à lui nuire et il espérait que malgré cette triste expérience, le jeune homme en serait toujours parfaitement conscient. Mais ça semblait être le cas et observant les jolis yeux noirs, Baozi ne se fait pas tellement prier pour venir se poser sur une cuisse du chinois, rougissant un peu avant de demander tout d’abord :

Je ne suis pas trop lourd ?

Oui bon… Il ne s’était pas vraiment affiné depuis la dernière fois. Peut être même avait-il grossit un peu non ?! Quant au fait qu’ils se soient manqués de manière réciproque, Huan à un sourire et à la question suivante, il reste silencieux un moment. Il y en avait un… Mais ce n’était pas de ce genre de décision que l’on prenait trop vite. Toutefois pas menteur :

Il y en a plusieurs. Mais le meilleur c’est encore que tu m’appelles. Je t’entendrais.

Rester ici n’était pas une bonne idée. Du moins, pas une bonne idée si prise sur un coup de tête. La vie était difficile au début et même un peu au milieu… Mais il fallait savoir l’apprivoiser tout en douceur. Jiang Li se fait curieux après avoir admit qu’il avait bien des choses à dire et avant qu’ils ne parlent de quoi que ce soit, Huan a un petit sourire malicieux et gourmand tout en constatant :

Ce pique-nique manque d’un panier repas, tu ne penses pas ?

Faim ! En même temps il avait toujours faim ! Et il lui semblait que c’était encore plus vrai lorsque Jiang Li était là ! En tout cas, pour répondre à sa question :

J’ai vu de belles choses et de beaux endroits. Je t’en parlerais et comme ça, nous irons si tu veux. J’ai fait beaucoup de nouvelles rencontres aussi.

Mais Jiang Li avait indéniablement sa préférence. C’était comme ça. Il était un peu l’essence de lui-même, sans que ça s’explique réellement.

Mais j’espérais beaucoup te revoir et j’espérais que tu ailles bien.

De fait, après avoir déposé un tout petit baiser contre sa joue légèrement hâlé, il fait d’abord remarquer :

Tu es devenu un homme magnifique. Mais tu es plus pâle que la dernière fois que nous nous sommes vu. Est-ce que tu manges bien ? Est-ce que tu dors assez ?

Il lui fait ensuite un sourire engageant, promettant :

Je vais m’occuper de toi !



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MessageSujet: Re: HUAN ; I missed you   Lun 14 Oct - 3:46


Est-ce qu’il se souvenait que la pluie était une douceur aux yeux de Huan. Jiang Li ne s’était même pas posé la question et pourtant, il se doit d’acquiescer lentement maintenant qu’il y songeait. Parce que oui, il se souvenait de ça. De ça et de milles autres petits détails qui étaient rapidement devenus des réflexes, étonnamment. Et c’est maintenant qu’il retrouvait le jeune homme qu’il y songeait pour la première fois. Ça lui attire un petit sourire, bien qu’encore plutôt incertain avant qu’il n’opine une seconde fois pour marquer ainsi le fait qu’ils étaient pareils sur ce point. Il se souvenait encore des jours de pluie au temple. Ce qu’il pouvait aimer méditer dans ces moments là, souvent même carrément dehors, torse nu, la pluie étant son seul contact avec le monde physique pendant que son esprit se libérait de toutes contraintes...

Ils se posent donc sous l’arbre, où quelques gouttes réussissent parfois à passer, quoique très rarement. Baozi s’installe sur lui et aussitôt, Jiang Li referme ses bras autour de la petite silhouette aux courbes harmonieuses, prenant une profonde inspiration pour se gorger de son parfum. Il lui avait tant manqué...

« Oui, avec du recul je me doute bien que ce n’était pas toi. », assure finalement Jiang Li, prouvant ainsi que sa confiance n’était pas ébranlée le moins du monde. « Je ne sais pas ce qui s’amuse à jouer avec mon esprit, mais je suis fatigué. J’aimerais que ça cesse... Les mauvais rêves sont de retour plus puissants que jamais. Je suis heureux de te retrouver. Je crois que ça pourrait cesser ou au moins, diminuer. »

Tout était toujours plus rose ici quand Huan y était. Jiang Li a un rire bref alors que le jeune homme s’inquiète visiblement de son poids. Et souriant, plus dégourdit qu’avant, l’homme assure :

« Tu es tout simplement parfait et absolument pas lourd, ne t’inquiète pas pour ça. »

Il n’allait pas s’en cacher. Ou plutôt, il n’allait plus s’en cacher. À leur première rencontre et aux suivantes, Jiang Li n’était encore qu’un adolescent un peu mal dans sa peau. Avant ça, il avait été un enfant qui n’était pas encore ouvert à ce genre de choses. Mais à présent, il n’avait aucun mal à s’admettre n’avoir jamais vu, ici et ailleurs, plus joli jeune homme que Baozi. Il était frais, tout en fleur. Son regard incurvé semblait emprunt d’une telle perfection qu’il avait sûrement été créé par la main d’un artiste et non pas par le hasard de la génétique. Son visage incitait tout autant au sourire qu’à l’admiration. Ses traits étaient tous harmonieux. Et ses formes généreuses, mais pas trop, étaient sûrement de celles qu’il était bon de suivre de la main.

Jiang Li s’arrache toutefois rapidement à ces pensées lorsqu’il réalise qu’il avait plongé son regard dans celui de Huan, peut-être avec une petite intensité que ce dernier ne lui connaissait pas. Il a un sourire calme avant de s’appuyer contre l’arbre, répondant à ce qui venait d’être dit.

« Non, ça ne fonctionne pas toujours... », murmure doucement Jiang Li, se plongeant dans ses pensées. « Mais je crois que souvent, je m’enferme dans mes propres cauchemars. Tu sais pourquoi ça arrive ? »

Et malgré tout, après un moment de silence, son regard en revient à Huan, curieux.

« De quelles autres méthodes disposons-nous ? »

Toutefois, Huan semble décider que le temps est venu de manger plutôt que de s’intéresser aux sujets sérieux. Et ça... ça ne faisait pas changement ! Jiang Li rigole tout en venant chatouiller les côtes du beau jeune homme, amusé. Et sans qu’il ne s’en aperçoive vraiment, un panier fini par apparaître à leurs côtés. Il a un sourire calme à cette vision, admettant :

« Parfois, j’aimerais rester avec toi. Là d’où je viens, la vie n’a pas de goût. »

Un petit baiser est déposé contre sa joue, confirmant un peu ses dires, à ses yeux. Il a un sourire pour Huan et à la suite, une expression un peu surprise quand même ! Il se faisait reprocher être trop pâle ? À Séoul, c’était limite une obligation, d’avoir ce teint !

« Je le cultive, en fait...! Je ne suis pas malade ! », s’exclame doucement Jiang Li, rieur. « C’est la mode, là où j’habite et j’en suis devenu une victime, je suppose...! Tu préfère le teint hâlé...? »

Nul doute que ça pourrait faire pencher la balance quant au choix de ses cosmétiques... C’était bête, hein et il le savait. Mais c’était comme ça ! L’opinion d’Huan comptait visiblement beaucoup pour lui et en quelque part, ça le réconfortait un peu de le constater. Jiang Li prend une petite inspiration, venant reposer sa tête contre le tronc imposant tout en répétant doucement :

« Oui, je resterais bien ici avec toi. C’est injuste que je doive toujours retourner chez moi. »

Le stresse, le boulot, les amis souvent faux... Et la fuite. Il en revient finalement à Baozi, un petit sourire aux lèvres.

« Toi aussi, tu es devenu magnifique. Quand je me réveille, plusieurs choses deviennent floues. Mais jamais ton joli regard. », murmure doucement Jiang Li, levant une main pour venir glisser la pulpe de son pouce sous l’amande inclinée d’un oeil brun. « Et tu as quelque chose de changé, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. En tout cas, peu importe ce que c’est, j’ai le sentiment que j’adore ça. »

Parce que rien ne lui déplaisait quand il observait Huan ; au contraire !
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MessageSujet: Re: HUAN ; I missed you   Mar 22 Oct - 21:20





Jiang Li avait vraiment eu peur. C’était une évidence, ça lui transpirait par tous les pores de la peau et sincèrement, Huan en était navré. C’était aussi ça, le monde dans lequel il vivait, malheureusement. Tout pouvait y être beau, mais les choses pouvaient vite devenir hors de contrôle et horrible. Jiang Li en avait fait les frais. L’imagination des hommes pouvait souvent prendre la forme de vieux souvenirs traumatisant, rendant la réalité plus hideuse qu’elle ne l’était déjà. Pas étonnant qu’il en tremble presque, le pauvre enfant. Mais à présent Huan était là et il était tout disposé à lui changer les idées pour que la journée –la nuit- passe de l’obscurité à la lumière.

Baozi acquiesce alors que Jiang Li lui confesse sa fatigue devant ce genre d’évènement et première chose importante, il lui promet :

Je vais me renseigner de mon côté, ne t’inquiète pas. Nous trouverons le coupable tôt ou tard.

Parce qu’il ne permettrait pas que cela se reproduise sans qu’il ait rien fait pour l’empêcher… Il avait toujours été révolté par les manigances de certaines personnes de son monde… Et ce genre d’évènement n’allait pas lui faire changer d’avis évidemment… De son côté, le chinois se veut rassurant également ! Pas vraiment sur le même genre de sujet mais Huan rougit délicatement en acquiesçant. C’est que bon… Si lui avait prit quelques kilos, Jiang Li pour sa part avait prit de nombreux centimètres ! C’était un homme et un homme magnifique qui plus est.

Le regard d’obsidienne de Jiang Li, si parfaitement allongé, vient se plonger un instant dans le sien et Huan a un sourire, s’attendant à ce qu’il dise quelque chose. Or le jeune homme reste là, à le fixer d’une manière si intense que finalement, un frisson qui n’a rien de désagréable lui remonte le long de l’échine, démarrant à la naissance de ses reins. Ha ça, il radotait mais Jiang Li avait grandit ! Il reprend néanmoins la parole et Huan a une petite moue déçue en apprenant que l’appeler ne suffisait pas toujours. Par contre, pour ce qui était de savoir pourquoi Jiang Li avait une recrudescence aigue de cauchemars :

Je ne sais pas. Est-ce que tu es stressé en ce moment ? Tu as des difficultés ? Cela peut jouer sur ton inconscient, peut être ?

Et d’ajouter, limite maternel :

Il faut que tu manges bien, que tu te couvre correctement lorsqu’il fait froid et…

Il s’interrompt… Avant d’éclater de rire, ne poursuivant pas. Il n’allait pas recommencer avec ça ! Mais c’était plus fort que lui : il fallait qu’il protège à sa façon cet homme là ! Par contre, pour les autres méthodes, Baozi vient poser une main sur la joue de Jiang Li, la pulpe de son pouce se posant doucement contre ses lèvres pour l’intimer au silence juste un instant.

Une méthode que je trouve injuste, même si elle pourrait te plaire sur la théorie. N’en parlons pas encore tu veux bien ? Essayons d’améliorer les choses avant d’en arriver aux solutions drastiques.

Et justement, Jiang Li parle de rester ici mais de fait, Huan à un petit sourire, se penchant pour venir déposer un baiser juste sous un œil à l’amande effilé. Il attrape les mains baladeuses, rieur, histoire de pouvoir ajouter avec sérieux :

Tu sais, cet endroit n’est pas parfait, tu l’as constaté dernièrement, non ?

Les cauchemars… Ici c’était ça aussi. Bien sûr Huan faisait de son mieux pour les chasser mais ils n’arrivaient pas toujours à être ensemble, même si prochainement il allait le chercher chaque nuit pour s’assurer de ne pas le laisser seul. En revanche, Jiang Li lui sort une espèce d’aberration et Huan l’observe avec les yeux écarquillés, ayant du mal à croire ce qu’il entend ! Cultivé ce teint tout pâle qui lui donnait l’air un peu malade ?! Quelle idée ! Mais quelle idée !

Ha oui, je te préfère le teint couleur de miel !

Gourmandise oblige, pour l’image !

En plus c’est psychologique, mais j’ai toujours l’impression que tu sens bon le sable chaud quand tu arbores ce joli teint cuivré.

Ce disant, Huan vient poser son nez contre une joue pâle, caressant ainsi cette dernière une seconde, un petit sourire aux lèvres. Il s’écarte finalement pour venir découvrir le panier du linge qui le protège et après un instant de réflexion, Huan vient saisir deux jolis baozi de la taille de son poing, en donnant un à Jiang Li en demandant avec curiosité :

A quoi sont-ils ? Sucré ? Salé ? J’aimerais que le miens soit à la framboise. Ca se fait non ?

Aucune idée, mais ça n’avait que peu d’importance ! Quant à rentrer chez lui :

Si tu ne pars pas quelque fois, je ne peux pas te manquer.

Huan a un petit clin d’œil pour le jeune homme qui lui fait tout un tas de compliments, bombant un peu le torse d’une petite fierté toute légitime parce qu’une gravure de mode le complimentait avec ce qui semblait être une sincérité totale ! Quant au changement, il a une petite moue un brin enfantine avant d’admettre :

Je crois que quelques kilos se sont invités. Et si je ne savais pas que c’est impossible, j’ajouterais que quelques centimètres se sont fait la malle, eux ! C’est une véritable conspiration je crois !

Il tire la langue à Jiang Li avant d’ajouter, sincère :

Mais si tu aimes alors je suis content. C’est le plus important.

Que ça lui plaise à lui en particulier. Tant pis s’il ignorait pourquoi. Ou s’il ne le devinait qu’à demi.

Parles-moi de toi ! Racontes-moi !




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