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 Our differents worlds Ϟ Huan

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MessageSujet: Our differents worlds Ϟ Huan   Mar 10 Sep - 15:30



Our differents worlds..


Il n'était qu'un songe. Une présence sur une toile noircie d'écriture. Et il y en avait tellement de ces écritures que Cheshire se perdait dans un tourbillon de mots. Des écritures italiques, maladroite, ou encore fine et perçante comme une lame affûtée avec soin. Elles se chevauchaient dans le plus grand des désordres, ne respectant aucune règle, aucune ligne. Elles s'entremêlaient, formant parfois une silhouette, fine, presque futile tellement elle était fragile, puis les mots retombaient en un tas informe, se croisant et s'entrelaçant comme des vipères, sans bruit. On aurait dit que tout ce qu'il voyait à se moment la, c'était des mots, ceux qui l'avaient créer de toute pièce dans l'imagination d'une petite fille fragile. C'était ces phrases là, ces mots, qui l'avait construit, qui avait fait de lui, ce monstre sans conscience. Les mots dansaient devant lui, le narguant, comme s'ils avaient le pouvoir de lui brûler le visage de leur odieuse vérité. La réalité c'était qu'il n'avait existé que par eux. Sans eux il n'était plus rien.

Cheshire Cat: If I were looking for a white rabbit, I'd ask the Mad Hatter.
Alice: The Mad Hatter? Oh, no no no...
Cheshire Cat: Or, you could ask the March Hare, in that direction.
Alice: Oh, thank you. I think I'll see him...
Cheshire Cat: Of course, he's mad, too.
Alice: But I don't want to go among mad people.
Cheshire Cat: Oh, you can't help that. Most everyone's mad here.
[laughs maniacally; starts to disappear]
Cheshire Cat: You may have noticed that I'm not all there myself.


Ses mains tremblaient alors que son regard de glace fixait sans arrêt les fines inscriptions dans le livre qu'il tenait entre ses fins doigts. Soudain, ceux-ci se crispèrent balayant d'une simple contraction tout mouvement, comme si ses mains s'étaient figés. Ses ongles griffèrent la couverture du livre alors que son regard scrutait le moindre indice qui aurait pu le rattacher au personnage de ce roman. Décidément, il ne comprenait en aucun cas pourquoi sa créatrice l'avait construit à son effigie alors que vraisemblablement il n'avait aucun point commun avec ce chat. Ses yeux lancèrent des éclairs alors qu'il enfonçait encore plus profondément ses ongles dans la couverture du roman. Il s'imaginait maintenant que le livre pouvait saigner, et c'est ce qu'il se passa. De haine, il regarda l'encre s'écouler du livre pour glisser le long de ses doigts. Le livre saignait à sa façon, déversant de l'encre aussi noir que le cœur de Cheshire Cat sur sa peau d'une pâleur sans pareil, créant ainsi le contraste. Son visage était impassible, mais plus les larmes d'encre coulaient sur ses mains, plus une crispation se faisait ressentir dans ses traits. D'un geste violant, mais rapide, il envoya valser le livre dans les airs qui se dissolu comme cendre au vent. Sans y prêter plus d'attention, Cheshire se releva en époussetant la neige qui avait pu s'attacher aux pans de son manteau et de son slim  noir. Son regard fixait droit devant lui alors qu'il ajustait sa capuche à fourrure sur sa tête. Il faisait extrêmement froid dans le monde qu'il s'était construit. Un monde à son image. Froid. Impitoyable. Sans vivres, sans personne. Le chat poursuivit sa route cherchant  un passage pour accéder à un autre monde parallèle. Le sien ne lui suffisait plus. Les mains dans ses poches, il s'approcha d'une lourde porte en bois sur un piédestal de pierre, au milieu de nul part. Sans hésitation, il poussa la porte, lui arrachant un grincement strident qui raisonna longtemps après son départ.

Le monde dans lequel il arriva était trop lumineux. Bien trop lumineux pour un chat tapis dans l'ombre. Son premier réflexe fut de se cacher les yeux à l'aide de son bras. Puis, d'un geste, ses yeux se fendirent, comme ceux d'un chat exposé au soleil. Il retira son bras précautionneusement tout en se rendant compte que la température était plutôt agréable. Il fut tenté d'enlever son manteau, mais il ne savait pas très bien s'il voulait rester dans ce monde ou passé directement à un autre. Cet univers ne lui disait rien. La lumière du soleil était bien trop claire pour un homme habillé de noir comme lui. Il scruta l'horizon tout en humant l'air. Un parfum sucré se dégageait dans l'air invitant tout voyageur à faire escale. Cheshire avança d'un pas, sans enlever ses mains de ses poches ni sa capuche, il marcha. L'herbe était outrageusement verte, et un peu plus loin, il pouvait d'ici voir une montagne de sucrerie se dresser. Cheshire fronça les sourcils. Voilà qu'il se trouvait encore dans un monde construit par un gamin avide de gourmandise. « Tshh.. Qu'est-ce que cela.. ? » Un air supérieur apparut sur son visage avant qu'il ne finisse par avancer. S'il y avait gourmandise, il y avait bien un rêveur, qu'il soit enfant ou adulte, qui se seraient égarer au détour d'un rêve. Et Cheshire Cat avait une folle envie de montrer le coté sombre du monde des rêves.

A deux pas à peine du tas de friandises, il détailla l'étalage qui présentait un nombre effroyable de sucrerie et autre gourmandises. Il y avait là de quoi réjouir jeune et moins jeune. Des bonbons, des sucettes, des sucre d'orge, de la brioche, des pommes d'amour, des cookies, des gâteaux, des crêpes. Le chat eu un frisson alors qu'il voyait toute cette nourriture s'étaler devant lui. Était-ce un piège pour qu'une entité irréel attire des rêveurs ? Ou bien était-ce de la pure gentillesse ? Cheshire eut un long soupire. C'était ridicule, lui donnant presque des haut le cœur. Il avança encore un peu et shoota dans un petit monticule de friandises, envoyant valser bonbons et sucettes loin de lui. « Ce monde est si ridicule.. » Il entreprit de détruire un autre tas de gourmandises lorsqu'il stoppa son geste et se retourna. Il n'était pas seul dans ce rêve ridicule. Son regard se posa sur un jeune homme aux joues rondes qu'il avait sûrement déjà vu. Le sourire de Cheshire se figea, ouvertement moqueur.




Dernière édition par Cheshire Cat le Ven 13 Sep - 12:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Our differents worlds Ϟ Huan   Ven 13 Sep - 11:52




Quiconque pouvait assurer connaître Huan n’aurait pas été surprit de le rencontrer dans un univers aussi coloré que celui qu’il arpentait présentement. Les couleurs y étaient chatoyantes, le fond de l’air délicieusement tiède et le parfum qui embaumait l’air était à la fois sucré et épicé pour ne pas trop prendre à la gorge. A n’en pas douter, on était dans univers où il faisait bon vivre et qu’on aurait facilement qualifié de « familial », voir d’enfantin. Parce qu’il est bien connu que l’empire adulte se refuse à admettre son goût pour les sucreries et la gourmandise, excepté si le carré de chocolat venait d’une épicerie fine ou si la sucrerie portait le nom compliqué d’un gâteau d’orient.

La vérité c’est que Huan n’était pas enfantin, bien qu’il pu sembler parfois naïf, lorsque les circonstances s’y prêtaient. Il avait la tête sur les épaules, de la réflexion, du bon sens même… Mais bien souvent, la croyance populaire faisait mieux s’embrasser une pseudo déprime à un esprit philosophe et une bonhomie naturelle à quelque chose de plus insouciant. Pourtant on ne faisait pas plus impliqué que lui sur l’essence de ce monde et sur les deux peuplades qui en foulaient le sol. Ceux qui y avait vu le jour, qu’ils en soient conscient ou bien pas et ceux qui ne faisait que le visiter, entre deux feuilles de nuit. Nombreux étaient ce qui, parmi le premier de ce peuple, s’échinait à jouer les sirènes, attrapant dans leurs girons les voyageurs égarés par leur sens à demi incontrôlables au milieu de leurs songes. Lui ne faisait pas partit de ceux là. Il répugnait à ce genre de comportement et s’était toujours montré hostile vis-à-vis de cela, sans néanmoins jamais réellement chercher querelle.

C’est qu’à n’être pas bête, Huan avait au moins conscience d’une chose : il n’était ni grand, ni habile pour se battre, ni rien du genre. Tout ce qu’il avait pour faire valoir son point de vue c’était sa conviction et malheureusement, ici bas, ça valait peu de chose.

Mais aujourd’hui était de ces jours radieux, jusqu’à ce que mordant dans un baozi –encore un !- de sa préférence, Huan ne sente sur ses bras un petit frisson lui remonter, faisant se hérisser son poil sur son épiderme. C’était une brise glacée qui, fugitive, s’était introduit sous la manche de son costume traditionnel comme pour l’avertir.

Son petit univers avait commencé à se modeler différemment, s’amoncelant de toujours plus de gourmandise en tout genre, comme se défendant d’une agression extérieure. Et en guise d’agression extérieure, une haute silhouette encapuchonnée, tout d’ombre vêtue, qui déambulait comme la mort cherchant sa faucille égarée ou un peu de feu pour son cierge éteint. La silhouette ne l’avait pas repéré immédiatement, lui sembla-t-il, passant presque trop silencieusement à quelques mètres, comme le signe d’un mauvais présage.

Quelques mots presque grognés, d’une voix nettement masculin, plutôt grave, peut être un peu rauque… Les lieux n’étaient pas de son goût et Huan arque un sourcil, curieux quant à la raison de cette ombre de rester sur place si l’endroit ne lui convenait guère.

Ridicule ? Est-ce que tu n’as jamais été enfant ?

Peut être pas… Mais même lui qui ne l’avait jamais été tout à fait en avait comme le souvenir imprimé dans sa chair. Quelque chose qui lui permettait de se sentir familier avec cet environnement. Et lorsque finalement, l’ombre se retourne sur lui, dévoilant un sourire certes moqueur mais qui lui semblait presque mauvais, à cet instant précis, Huan a quand même un petit pas en arrière, impressionné. Ca n’avait jamais été très difficile de lui foutre la frousse et même s’il ne se laissait jamais vraiment dominer par la peur, il savait encore la ressentir.

Le visage ne lui était pas inconnu. Des joues légèrement creusées, des traits assez durs par endroit, un regard bridé mais sans trop, très sombre… Et il réalisait qu’il avait déjà entendu parler de lui. Pas que sa réputation le précède forcément mais celui-là avait tourmenté Jiang Li, qui était d’une certaine façon son protégé. Il avait arpenté bon nombre de ses cauchemars, Huan en était certain même si faute de preuve oblige, il n’en aurait pas mit sa main à couper.

Il fait beau et chaud. Cette lourde cape ne me semble guère de toute première nécessité.

Puis montrant sa brioche entamée :

Il est visiblement inutile de proposer de partager les ressources de cet endroit ?

A croire qu’il faisait face à un diabétique très regardant. Mais la gourmandise avait bien des facettes. Lui la préférait d’ailleurs souvent salée que sucrée mais pour l’heure, c’était bien le sucre qui les entourait, comme pour défier le nouvel arrivant.

Tu es donc désœuvré aujourd’hui ? Pas de bonne âme à venir serrer entre tes doigts crochus ?

Ou bardés de griffes... Trève de politesse, ils savaient déjà tous les deux qu’ils étaient plus différents encore que ne l’étaient le jour et la nuit, n’est-ce pas ?



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